Festival des mots à Cap d'Ail

Christophe Malavoy lit "L'oubli est la ruse du diable" (extraits - de Max Gallo)

Festival des mots | CAP D'AIL

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Lecture à Cap d'Ail, Parc du Château des Terrasses, dans le cadre du Festival des Mots

Image en taille réelle, .JPG 748Ko (fenêtre modale) © DR

Christophe Malavoy naît le 21 mars 1952 en Allemagne. Très vite, il se sent fait pour le théâtre et suit une formation à l’Ecole de la rue Blanche à Paris. Il fait ses débuts dans la troupe KHI, avec le metteur en scène américain Stuart Seide.

Christophe espère pourtant conquérir le grand écran et décroche son premier rôle dans un film de Michel Gérard. Ce n’est que trois ans plus tard qu’il se fait remarquer dans Le Dossier 51 de Michel Deville (1978). En 1982, il brille dans L’Honneur d’un capitaine et, l’année suivante, son interprétation dans Family Rock de José Pinheiro (1982) lui vaut le César du meilleur espoir.

Michel Deville lui renouvelle sa confiance et lui confie le premier rôle de « Péril en la demeure ».

L’acteur enchaîne les films dans les années 1980. On le voit notamment dans Le Cri du hibou de Claude Chabrol ou encore dans Bras de Fer aux côtés de Bernard Giraudeau. Au cours des années 1990, moins désiré au cinéma, Christophe Malavoy s’oriente vers la télévision et apparaît dans de nombreux téléfilms. Il ne quitte pour autant pas le théâtre et met en scène des pièces classiques. Il réalise également deux téléfilms, dont La Ville dont le prince est un enfant, adapté de l’oeuvre de Montherlant. Il dirige son premier long métrage, Zone libre, en 2007. Sa carrière l'a également méné à l'écriture.

En septembre 2020 dans le spectacle La Légende du saint buveur.

Lecture de « L'oubli est la ruse du diable » de Max Gallo

Ma machine à écrire était posée sur une caisse. Je m’asseyais à même le sol, jambes écartées, serrant la caisse entre mes cuisses. Dans le cône de la lumière que diffusait l’abat-jour d’opaline verte, je ne voyais plus que le clavier, mes doigts et ces phrases qui, alignées, régulières, me semblaient dictées par une voix qui naissait dans ma poitrine et emplissait ma bouche d’une salive âcre.

Ces mots, collés l’un à l’autre, allaient devenir des essais, des livres. Je le savais, je le voulais, c’était ça mon vrai destin.

Ma “première vie” n’était qu’une apparence. 

Un jour, je n’aurais plus à donner le change, à apprendre à faire fonctionner une fraiseuse, à ajuster une queue d’aronde, à subir les sarcasmes d’un professeur d’atelier qui m’accusait de n’être qu’un “bon à rien”, un “flemmard”, un “prétentieux” qui avec ses grands airs n’était même pas capable de limer en tenant son outil à quarante-cinq degrés.

Je serais libre. 


Pour la première fois, le célèbre historien se livre au travers d’une autobiographie exceptionnelle. Elle se lit comme un roman, un roman d’initiation. Livre d’histoire, témoignage d’un destin, Max Gallo nous dévoile ici sa vie, ses drames et cette conviction que « Ne meurent et ne vont en enfer que ceux dont on ne se souvient plus. L’oubli est la ruse du diable.